
En République démocratique du Congo, la riposte contre l’épidémie d’Ebola s’intensifie dans la province du Kasaï. L’UNICEF a annoncé, le 24 septembre, l’acheminement de près de 45 000 doses de vaccin afin de protéger les enfants et les familles, alors que le bilan s’élève déjà à 47 cas suspects et confirmés, dont 14 enfants, et 25 décès.
A en croire l’agence onusienne, un premier lot de 20 000 doses du vaccin Ervebo est déjà arrivé sur place. La campagne de vaccination cible en priorité les agents de santé de première ligne ainsi que les personnes les plus exposées. Plus de 1 048 contacts de malades ont été identifiés et sont actuellement suivis. Les zones de Bulape, Mweka et Mushenge figurent parmi les plus à risques.
« Chaque dose livrée est un pas de plus vers la sécurité des enfants et des familles », a déclaré John Agbor, représentant de l’UNICEF en RDC. « Les vaccins sont essentiels, mais il faut aussi assurer des soins médicaux, un soutien psychosocial, des espaces sûrs pour les enfants et des conseils pratiques aux familles ».
L’UNICEF affirme travailler en étroite collaboration avec le ministère de la Santé publique, d’autres agences des Nations Unies et des partenaires locaux. En plus de la vaccination, l’organisation soutient la prise en charge médicale des patients, renforce les mesures d’hygiène dans les écoles et hôpitaux, et met en place des dispositifs de protection de l’enfance.
Il s’agit de la seizième épidémie d’Ebola en RDC depuis la découverte du virus en 1976. La dernière flambée dans le Kasaï remonte à 2008-2009. La région reste particulièrement vulnérable, confrontée à un système de santé fragile, un accès limité à l’eau potable et à des conditions d’hygiène précaire.
Pour l’UNICEF, cette crise illustre l’importance de la préparation et de la solidarité internationale. « La réponse immédiate et des investissements durables dans les services publics sont indispensables pour protéger les enfants aujourd’hui, mais aussi lors de futures crises », a insisté John Agbor.
✍️Pierre KABWE






