

À Lubumbashi, dans le quartier Sama Lukonde, la route Kyabula, qui relie Kasangiri à une partie de la commune de la Ruashi, n’a plus rien d’une voie de circulation moderne. Axe stratégique pour des milliers d’habitants, d’écoliers et de travailleurs, cette avenue s’est transformée en un véritable parcours d’obstacles, mettant à rude épreuve la patience et la sécurité des usagers.Sur plusieurs tronçons, le bitume est profondément dégradé. De larges nids-de-poule, parfois dissimulés sous l’eau stagnante et la boue, ralentissent fortement la circulation. Motocyclistes, chauffeurs de taxis-bus et piétons avancent avec difficulté, contraints de slalomer entre les crevasses pour éviter les chutes et les pannes. « Chaque jour, c’est un risque. On ne sait jamais où poser la roue », confie Marcel LUBAMBA , un motocycliste rencontré sur place.Les riverains pointent du doigt une entreprise locale, accusée d’avoir fragilisé la chaussée à la suite de travaux jugés mal contrôlés. Selon eux, ces interventions auraient accéléré la dégradation de la route, déjà fragilisée par l’absence d’un entretien régulier. Stéphane, habitant du quartier depuis près de vingt ans, se souvient d’une époque où l’avenue était praticable. « Avant, on circulait sans problème. Aujourd’hui, c’est la peur permanente, surtout la nuit ou quand il pleut » raconte-t-il.

Les conséquences sont visibles, les accidents se multiplient. Des motocyclistes glissent, trébuchent, parfois avec leurs passagers, notamment après les pluies, lorsque la route se transforme en bourbier, renchérit Stéphane. Les chauffeurs de leur dénoncent des coûts supplémentaires liés aux réparations fréquentes de leurs véhicules.

Signalons par ailleurs que , la dernière réhabilitation de la route Kyabula remonte à 2020. Depuis, aucune intervention durable n’a été menée. Face à cette situation, les usagers tirent la sonnette d’alarme et appellent les autorités provinciales à agir rapidement, avant que cet axe vital ne devienne totalement impraticable.
Pierre KABWE







