
Destinée à être le miroir de la province du Tanganyika, la ville de Kalemie est ballottée par des vents, dont certains sont d’ordre anthropique. Après chaque pluie, l’ancienne Albertville perd son éclat.
La saison des pluies est bien présente dans la ville de Kalemie. Les gouttes attendues dans les forêts du territoire arrosent désormais le chef-lieu.
Des routes inondées par la fureur du Lac Tanganyika reprennent vite le visage des lacs résiduels, et la situation revient à la normale, après la courte accalmie due à la saison sèche.
La pluie qui s’est abattue ce mercredi 12 novembre 2025 vient apporter une nette correction au comportement des habitants concernant la gestion responsable des déchets ménagers et des activités commerciales.
Les caniveaux du boulevard Joseph Kabila Kabange, à hauteur de l’emblématique place Kisebwe où sont passés les reporters d’Apalis Infos, sont bouchés.
Les eaux de ruissellement peinent à se déverser dans la Lukuga.
Malgré le manque de moyens, la Mairie du chef-lieu de la Province du Tanganyika intensifie tout de même les sensibilisations en faveur des travaux d’assainissement prévus chaque jeudi.
Paradoxalement, les déchets dégagés jonchent le long des artères principales et finissent par se retrouver dans le caniveau sans être évacués.
Nonda Kahite, coordonnateur urbain de l’environnement et de l’assainissement, n’a pas sa langue dans sa poche. « La population répond favorablement à notre appel. Le Salongo se déroule régulièrement chaque jeudi, mais il revient à nous, l’État, de mettre en place un dispositif adéquat pour évacuer ces immondices vers les décharges publiques », a reconnu cet expert de l’Hôtel de Ville de Kalemie.
Pendant ce temps, la gestion des déchets dans les avenues des trois communes de Kalemie laisse à désirer. Des ordures sont jetées dans des caniveaux et plusieurs parcelles restent dépourvues de fosses septiques.
La Rédaction






