
Le ministère des Finances, a ouvert, jeudi 13 novembre 2026, au Centre financier de Kinshasa, une session de formation destinée aux journalistes professionnels issus de différents médias. Objectif : renforcer la sensibilisation nationale contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération, alors que la RDC œuvre à sortir de la « liste grise » du Groupe d’action financière GAFI en sigle .
Cette réflexion s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation de la loi n°22/062 du 27 décembre 2022, modifiée le 1ᵉʳ juillet 2025, qui dote le pays d’outils juridiques plus robustes en matière de contrôle, de prévention et de sanctions.
La première partie de la formation a été conduite par Monsieur David Fidami, consultant senior au cabinet IUS. Il a rappelé la gravité des enjeux :
« Le blanchiment de capitaux fragilise l’économie légale et altère l’intégrité des institutions financières. Sans action déterminée, il finit par corrompre toute la société », a-t-il averti, plaidant pour une culture nationale de transparence et de traçabilité.
La seconde intervention a été assurée par Maître Maurice Lipemba, experte au ministère des Finances et membre de la Task Force nationale chargée de sortir la RDC de la liste crise. Elle a salué les progrès notables :
« La RDC reste une juridiction sous surveillance renforcée, mais progresse à grands pas vers la conformité. Les efforts du Comité National de mise en œuvre des Sanctions Financières Ciblées CONASAFIC, sous l’impulsion du ministre Doudou Fwamba, illustrent une volonté politique claire d’assainir le système financier national », a-t-elle souligné.
Dans la deuxième phase, les journalistes ont été initiés aux mécanismes techniques du blanchiment ,placement, empilage et intégration pour mieux comprendre et relayer les enjeux liés à la gouvernance financière. La méthode Hawala, système informel souvent utilisé à des fins illicites, ainsi que le rôle du Groupe d’Action contre le Blanchiment d’argent en Afrique Centrale GABAC, organe rattaché à la CEMAC, ont également été abordés.
Kinshasa entend inscrire durablement la RDC dans le cercle des États respectueux des standards internationaux de transparence financière.
Plamédie KAPINGA




