
Jadis latente, la crise au sein de l’Assemblée provinciale du Tanganyika n’est plus perceptible par la pointe de l’iceberg et devient plus que patente avec la petition du député Boniface Kabongo contre tous les cinq membres du bureau de l’organe délibérant.
L’élu de la circonscription électorale de Kalemie sur la liste de Ensemble pour la République, après avoir dénoncé des pratiques maladroites au sein de l’institution phare de la province, a décidé de passer à la vitesse supérieure en initiant une pétition visant le bureau dirigé par Cyril Kimpu Awel.
Kabongo wa Kabongo Boniface accuse le bureau de bloquer toutes les initiatives parlementaires, principalement celles liées au contrôle sur l’action gouvernementale, peut-on lire dans son document déposé depuis le mercredi 10 juin 2026.
La suite à son document s’est faite attendre pendant jusqu’au 17 juin. En effet, d’après le règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée provinciale du Tanganyika, le bureau ou l’un de ses membres frappé par une pétition est réputé démissionnaire sous condition de la réception du document.
D’après cet élu du Peuple interrogé ce jeudi 18 juin, le service du bureau de l’Assemblée a finalement signé l’accusé réception de ladite pétition. Logiquement, le bureau Kimpu doit tomber. Cependant, ce dernier continue à agir en tant que tel; signe qui annonce une nouvelle crise à l’assemblée provinciale du Tanganyika.
« Le bureau bloque toute les initiatives parlementaires. Des interpellations contre le Gouverneur, les motions et questions orales avec débat contre les membres du gouvernement sont également bloquées alors que le Peuple nous a élus pour ces missions alors pourquoi continuer à siéger », a dénoncé Kabongo Boniface joint ce jeudi.
Ce député de l’opposition indique que devant cette situation, un bureau d’âge doit être mis en place avec pour mission principale d’organiser des nouvelles élections devant produire un nouveau bureau définitif qui permettra aux députés provinciaux de jouir de leurs prérogatives.
Des pesanteurs politiques ont déjà eu à produire des conséquences fâcheuses sur le développement de la province au Tanganyika et cela, au détriment de la population qui bravent plusieurs difficultés, notamment sur le plan des infrastructures routières.
En effet, à chaque crise interne, le gouvernement central n’a d’autres options que fermer les activités de l’organe délibérant. Le scénario s’est déjà produit à deux reprises et la porte d’un troisième épisode semble bien s’ouvrir si les élus n’y prennent garde dans tous les deux camps.
La fermeture des activités à l’assemblée ne profite ni à la population ni à ses représentants. Par contre, il s’agit d’une aubaine pour le gouvernement provincial qui en trouve un moment propice de naviguer en électron libre car sans organe de contrôle.
Le bureau Kimpu s’inclinera-t-il devant la pétition ou choisira le bras de fer?
Le gouvernement central agira-t-il habituellement en sanctionnant tout le monde par l’interdiction de toute activité parlementaire au siège de l’organe délibérant? La média sera mise à contribution ou le gouvernement central tirera conséquence du règlement d’ordre intérieur en contraignant le bureau de céder ?
Les heures qui suivent sont révélatrices de l’avenir de l’Assemblée provinciale du Tanganyika.
La Rédaction



