
Depuis le début des événements qui se déroulent dans la province du Tanganyika, j’ai observé avec une attention particulière ce qui s’apparente à une crise politique et institutionnelle. Avant même la publication des résultats des élections législatives provinciales et nationales, un camp parmi ceux qui s’opposent aujourd’hui a semblé accuser l’autre de vouloir s’accaparer tous les sièges dans la circonscription électorale de Kalemie. Des médias d’audience nationale ont relayé ces accusations.
La démission du ministre provincial de l’environnement, Transports, de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, a également suscité des alertes sur une probable déstabilisation du gouvernement du Tanganyika. Là encore, des articles de presse et des communications politiques abondent.
Il faut dire à ce sujet que des nombreux observateurs notent une absence de retenue dans la communication et la primauté des intérêts des familles politiques au détriment de ceux de la population pour lesquels ils ont tous été élus.
Cependant, au-delà des considérations politiques, ne serait-il pas temps que les leaders du Tanganyika mettent de côté leurs divergences au profit du développement de la province ? Tout cela n’est-il pas qu’un théâtre de défense d’intérêts politiciens ?
La crise qui se profile à l’horizon révèle clairement à l’opinion publique que Zoé Kabila a été victime d’une mésentente parmi ceux qui dirigent localement, incapables de s’accorder sur ce que devraient être les priorités de la population. Après ZK, les résultats sont médiocres, et une lutte de leadership sans précédent s’est installée.
De Kinshasa à Kalemie, les enfants du Tanganyika, du moins ceux qui influencent le positionnement des uns et des autres, se positionnent soit pour leurs familles politiques, soit pour leurs familles biologiques. Ce constat n’épargne personne.
Il est inconcevable que des personnalités, alors que la province fait face à des défis énormes, ne parviennent pas à établir une entente. Le Tanganyika est en proie à un conflit de leadership, chacun tirant le drap de son côté. Pendant ce temps, le Tanganyikais lambda, pris pour un ignorant, paie le prix de l’égoïsme et de la méfiance mutuelle éternelle.
La province du Tanganyika devra savoir qu’elle est au centre des enjeux mondiaux dont la transition écologique et énergétique, la gestion du réchauffement climatique à travers la maîtrise de l’avancée du lac Tanganyika vers les terres habitées, l’exploitation des ressources minières et le développement des infrastructures, le développement de la pêche l’élevage et l’ouverture de la province sur le Congo et l’Afrique ; des problématiques qui ne semblent pas interpeller ceux qui se bagarrent pour le pouvoir.
Les leaders politiques du Tanganyika ont le devoir de ne pas décevoir la population. Il est temps de mettre de côté les querelles et de se concentrer sur l’essentiel : le bien-être et le développement de notre province. La population mérite mieux que des luttes de pouvoir stériles.
✍️Mandela LONGA








Il est vraiment temps de mettre de côté nos différends et militer pour le développement du pays, car généralement, se sont se comportements qui créent l’instabilité et ne facilitent pas la cohésion nationale. Non aux comportements qui détruisent le pays où carrément qui retarde le développement de notre Pays RDC.
Patrick kanonge