
Le 15 août 2025 dernier à Kinshasa,le Gouvernement à fait montre de sa détermination à poursuivre avec la mise en œuvre de la réforme sur la facture normalisée. Une séance de travail, présidée par la Vice-Ministre des Finances, S.E Gracia Yamba, a réuni la Direction Générale des Impôts (DGI), la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et les partenaires techniques. Elle a rappelé que cette réforme, portée par la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ne constitue pas une nouvelle taxe, mais un outil de transparence, de fiabilisation de la TVA et de compétitivité économique.
Le Directeur Général de la DGI, Barnabé Mukwadi, a souligné que la généralisation effective depuis le 1er août 2025 ouvre une période de mise en conformité.

Ceci marque une avancée significative dans le renforcement du cadre fiscal et dans la rationalisation des processus administratifs, avec pour objectifs — selon les participants — une réduction des délais de traitement, une meilleure traçabilité des flux commerciaux et une amélioration du climat des affaires.
La facture normalisée, dispositif central de la réforme, vise à uniformiser les mécanismes d’émission, de transmission et de conservation des factures, tout en renforçant les mécanismes de contrôle et d’audit. En pratique, les entreprises seront tenues d’émettre des factures conformes à un format unique, que ce soit pour les transactions domestiques ou les échanges transfrontaliers. Cette harmonisation est présentée comme un levier majeur pour la fiabilisation de la TVA et la lutte contre la fraude fiscale.
Selon les résultats préliminaires des premières semaines d’application, les entreprises, notamment les PME et les opérateurs informels qui basculent progressivement dans le système, affichent une relative adhésion, tout en soulignant la nécessité d’accompagnement technique accru et d’un guichet unique pour les entreprises en phase de transition. Les partenaires techniques appellent à une communication claire et à une période de convergence afin d’éviter les ruptures d’approvisionnement ou les coûts supplémentaires pour les consommateurs.

Le volet « gouvernance et transparence » de la réforme est au centre des échanges. La Vice-Ministre Gracia Yamba a insisté sur le fait que la facture normalisée n’est pas une taxation nouvelle, mais un outil de traçabilité et de fiabilisation des opérations. « Il s’agit d’améliorer la lisibilité des flux financiers, de renforcer la compétitivité des entreprises locales et d’aligner les pratiques fiscales sur les standards internationaux », a-t-elle déclaré dans son allocution d’ouverture.
Des interrogations pertinentes ont été abordées lors de la séance, notamment en ce qui concerne les délais d’implémentation pour les acteurs locaux diffusant leurs prestations, les interfaces entre les systèmes nationaux et les plateformes des partenaires techniques, ainsi que les mécanismes d’accompagnement pour les contribuables des secteurs informels en mutation vers le système formel. À cet égard, les responsables ont annoncé la mise en place d’un calendrier progressif et d’un dispositif de formation pour les opérateurs économiques.
En marge de la séance, les échanges ont également porté sur les aspects opérationnels, tels que l’interopérabilité entre les logiciels de facturation, les exigences de sécurité des données et les procédures d’audit.
La DGI et les partenaires techniques s’accordent sur la nécessité d’un monitoring robuste et d’indicateurs clairs pour évaluer l’efficacité du dispositif dans les prochains trimestres.
Pour la RDC, l’enjeu est double : consolider les recettes fiscales et renforcer la confiance des acteurs économiques dans un cadre clair et prévisible.
Dans ce contexte, Gracia Yamba Kazadi est perçue comme une figure centrale, incarnant le dynamisme des réformes budgétaires et la volonté de rendre les finances publiques plus transparentes et efficaces. Le Gouvernement affirme sa détermination à poursuivre l’intégration des outils numériques dans l’administration fiscale, afin d’accompagner les entreprises dans leur croissance tout en assurant la stabilité macroéconomique.
✍️Mandela LONGA




