
La République Démocratique du Congo (RDC) a récemment réaffirmé son leadership au sein de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). À l’occasion de la session spéciale des ministres des Finances tenue du 03 au 09 Mai 2026 à Lomé au Togo, la Vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, a su porter haut la voix de la RDC. Elle a plaidé pour une transformation profonde de la gouvernance et du financement de l’organisation, se démarquant ainsi comme la femme politique du mois.
Dès l’ouverture des travaux, Mme Yamba a exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux du Gouvernement togolais. Elle a rappelé que l’excellence de l’OHADA incarne l’aspiration collective des États africains à bâtir une intégration économique solide et crédible. Sa présence et ses propositions audacieuses ont donné un coup de projecteur sur la volonté de la RDC de renforcer la stabilité financière de l’OHADA.
Portant la voix du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Mme Yamba a proposé une réforme structurelle articulée autour de quatre orientations principales :
1. Co-présidence systématique des réunions : Impliquant les ministres de la Justice et des Finances pour une meilleure cohérence stratégique.
2. Modernisation du suivi budgétaire : Utilisation d’outils numériques pour améliorer la traçabilité et la performance.
3. Adoption d’un budget-programme d’ici 2028 : Pour une gestion axée sur les résultats et la redevabilité.
4. Création d’un fonds de dotation OHADA : Mobilisation de ressources régionales et privées pour renforcer l’autonomie financière.
La session a mis en évidence les défis financiers auxquels fait face l’OHADA, avec des créances impayées des États membres s’élevant à plus de 16,3 milliards de francs CFA. Mme Yamba a souligné l’importance d’une approche pragmatique pour résoudre ces problématiques, favorisant la négociation d’échéanciers réalistes plutôt que des sanctions.
Elle a rappelé que l’OHADA est un pilier essentiel pour la sécurisation juridique et l’attractivité des investissements en Afrique. En plaidant pour une organisation efficiente et autonome, la RDC se positionne comme un moteur de la transformation institutionnelle et financière du continent africain.
Mme Yamba a conclu avec force que la réforme de l’OHADA n’est pas une option, mais une exigence de souveraineté collective et de crédibilité économique. Sa détermination et son leadership ont réaffirmé le rôle crucial de la RDC dans la dynamique africaine.
Outre la RDC, de nombreux autres pays membres, comme le Togo, la Guinée Équatoriale, le Sénégal, le Tchad, la Mauritanie, et les îles Maurice, ont participé à la session, certains en présentiel et d’autres via visioconférence. Cette participation diversifiée souligne l’importance et la pertinence des discussions menées sous l’impulsion de Mme Gracia Yamba Kazadi.
✍️ Mandela LONGA




