
La réforme de la parafiscalité en République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape. Réunie ce vendredi 18 septembre 2026 à Kinshasa, la Commission permanente interministérielle chargée de la rationalisation de la parafiscalité (COPIRAP) a examiné les résultats provisoires de la mission nationale de collecte des données sur les actes générateurs de recettes parafiscales.
La séance du Comité de pilotage, coprésidée par le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito, et le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, s’est tenue en présence notamment de la Vice-Ministre des Finances, S.E. Gracia Yamba Kazadi, venue prendre part aux échanges consacrés à la poursuite de cette importante réforme des finances publiques.
Au cœur des travaux figuraient la présentation et la validation du rapport de mission ainsi que la préparation des échanges bilatéraux entre la COPIRAP et les responsables des organismes publics concernés. Cette nouvelle phase doit permettre de passer de l’inventaire des prélèvements à leur examen approfondi, en vue d’une parafiscalité plus lisible, mieux encadrée et davantage cohérente avec les objectifs de mobilisation des recettes publiques et d’amélioration du climat des affaires.
Les premiers résultats donnent la mesure de l’ampleur du chantier. La mission, menée par 96 experts des ministères du Budget et des Finances, a ciblé 405 organismes publics et permis d’en visiter 380, soit un taux de couverture de 94 %. Elle a recensé provisoirement 1 072 actes générateurs de recettes parafiscales. Les données collectées font également état de recettes parafiscales évaluées à 3 523,5 milliards de francs congolais en 2024, contre 2 586,7 milliards en 2023, sous réserve de la consolidation des informations encore attendues auprès de certains organismes.
À l’ouverture des travaux, le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a insisté sur la nécessité de disposer de données complètes, fiables et documentées avant toute décision. L’objectif est désormais d’examiner chaque prélèvement selon des critères précis, notamment son fondement juridique, sa pertinence économique, son rendement et sa cohérence avec les missions des organismes concernés.
Dans cette logique, certains prélèvements pourront être maintenus, tandis que d’autres pourraient être fusionnés, supprimés ou, lorsque cela se justifie, intégrés au budget général de l’État. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la réforme engagée par le Gouvernement pour améliorer la transparence dans la mobilisation des recettes et réduire les charges injustifiées susceptibles de peser sur les opérateurs économiques.
La participation de la Vice-Ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, à cette séance de travail traduit ainsi l’implication du ministère des Finances dans un chantier qui touche directement à l’efficacité de la gestion des ressources publiques. Pour le Gouvernement, la rationalisation de la parafiscalité doit permettre de concilier deux impératifs : mobiliser efficacement les recettes nécessaires au financement de l’action publique et créer un environnement économique plus prévisible pour les entreprises.
Avec l’ouverture prochaine des travaux bilatéraux entre la COPIRAP et les organismes publics, la réforme entre désormais dans une phase opérationnelle. Les propositions issues de ces consultations devront contribuer à construire une nomenclature parafiscale plus cohérente et à renforcer la traçabilité des ressources publiques.
La COPIRAP entend ainsi transformer les résultats de la collecte en décisions concrètes, dans une perspective de transparence, de rationalisation des prélèvements et d’amélioration durable du climat des affaires en RDC.
La Rédaction







