
Dans les travées du pouvoir à Kinshasa, le silence des bosseurs finit toujours par agacer le vacarme des imposteurs. Depuis son accession au prestigieux et exigeant Ministère des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, celui que les initiés appellent avec fierté « l’enfant des chutes de Wagenia », est devenu la cible d’une campagne de dénigrement orchestrée avec une rare violence.
Mais de quoi s’agit-il réellement ? Derrière les attaques répétées et les sorties médiatiques de communicateurs téléguidés, se cache une vérité crue : la rigueur de Doudou Fwamba dérange les intérêts de ceux qui considéraient le Trésor Public comme une annexe de leur patrimoine privé.
Le paradoxe des « donneurs de leçons »
Il est sidérant de voir Nicolas Kazadi et ses lieutenants s’ériger aujourd’hui en censeurs de la gestion publique. Avec quelle crédibilité morale celui qui a quitté le ministère avec une besace lourde de dossiers sulfureux — des lampadaires surfacturés aux forages aux coûts astronomiques, sans oublier les chantiers inachevés du Centre Financier de Kinshasa et de l’Arena — peut-il encore prétendre juger son successeur ?
Comment quelqu’un qui a laissé derrière lui une telle ardoise de soupçons de détournements peut-il continuer à instrumentaliser des « communicateurs » à gages pour tenter de salir une réputation bâtie sur l’intégrité ? La réponse est simple : ils craignent que la réussite de Fwamba ne devienne le miroir de leur propre échec.
La paie des fonctionnaires : le bouclier des travailleurs
L’angle d’attaque favori de ces détracteurs est la paie des fonctionnaires. Pourtant, c’est précisément là que Doudou Fwamba a opéré un tour de force. Dans un contexte de guerre d’agression à l’Est qui siphonne une part colossale des ressources nationales, l’Argentier national a fait de la régularité des salaires un sanctuaire.
Là où certains utilisaient des mécanismes opaques, Fwamba a instauré une discipline budgétaire qui garantit au soldat au front et à l’enseignant en province leur dû, malgré les tempêtes économiques mondiales. S’attaquer à lui sur ce terrain, c’est ignorer volontairement les efforts de rationalisation des dépenses et de centralisation via le Compte Unique du Trésor.
Le quitus du FMI; seul juge qui ne s’achète pas
Alors que les officines kinoises s’activent pour peindre un tableau sombre, les institutions financières internationales, et en particulier le FMI, dressent un constat radicalement différent. La rigueur du Fonds Monétaire International est légendaire ; or, ce dernier encourage la trajectoire actuelle et accorde un crédit sans précédent aux réformes de Doudou Fwamba qui tient en dépit de la pression des dépenses sécuritaires imposées par la guerre dans l’Est du pays.
Que valent les critiques de communicateurs achetés face à l’aval technique et rigoureux du FMI ? Rien. Si la communauté financière internationale valide la feuille de route de 2026 — basée sur la digitalisation intégrale, et la lutte contre l’évasion fiscale — c’est que le cap est le bon.
La « Gouvernance de Rupture » ;une tête qui dépasse
La récente retraite stratégique de Kinshasa, clôturée par la signature de contrats de performance, a fini de convaincre les sceptiques. En récompensant la DGDA et la DGI pour leurs résultats records en 2025, le Ministre a instauré une culture du résultat qui terrifie ceux qui préféraient l’opacité.
L’objectif des détracteurs est de pousser le Chef de l’État à un remaniement gouvernemental pour évincer cette « tête » qui dépasse et qui refuse de transiger avec les deniers publics. Ils veulent couper l’élan de la rupture pour restaurer le système des arrangements.
Tenir le gouvernail malgré l’invasion
Malgré l’invasion de l’Est, défi sécuritaire majeur qui impose une gestion de crise permanente, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi tient fermement le gouvernail. Il transforme chaque franc mobilisé en un levier de souveraineté.
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ne saurait se laisser distraire par les chants de sirènes des architectes des « projets éléphants blancs« . L’heure est à la consolidation des réformes. L’enfant des chutes de Wagenia n’a pas seulement le soutien des chiffres ; il a celui de la raison et de la vision d’un Congo qui gagne.
Les chiens de garde du passé peuvent aboyer, la caravane de la performance, elle, a déjà franchi le cap de 2026.
Par José KAKULE_Économiste et observateur de la vie Publique




